Sabato 20 Ottobre 2018

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Maria Amandina   versione testuale


(Pauline Jeuris - belge - 28 ans)
 
Elle naît le 28 décembre 1872 à Herk-la-Ville, en Belgique.
Fille de parents simples, chrétiens courageux qui travaillent
dur pour élever un garçon et six filles, dont quatre se consacrèrent à Dieu.

A sept ans, elle perd sa mère, et son père est obligé de partir dans un village voisin. Là, une femme accueille chez elle les deux plus petites et Pauline trouve dans son foyer tendresse et protection. Affectueuse et gaie, l’enfant conquiert vite ses protecteurs.

A quinze ans, elle entre dans le tiers-ordre séculier de François d’Assise. Sa sœur Rosalie fut la première à entrer au noviciat des Franciscaines Missionnaires de Marie à Anvers, où elle reçoit le nom de Marie Honorine. C’est seulement après le départ de Marie Honorine pour le Sri Lanka - que Pauline se décide à rejoindre le noviciat, suivie peu après par sa sœur Mathilde.

Marie Amandine est simple, joyeuse, généreuse, vraie franciscaine. Sa bonne humeur et ses relations faciles attirent et créent autour d’elle une ambiance fraternelle de sérénité joyeuse. Elle est d’abord envoyée à Marseille pour se préparer au service des malades
dans le futur hôpital de Taiyuanfu.
De là, elle s’embarque pour la mission. Le bateau passe par Sri Lanka et son port, Colombo, où elle a la joie de revoir sa sœur Marie Honorine. Joie mutuelle, puis adieux: «Au revoir... au ciel!»
 
Dans la mission, elle donne le meilleur d’elle-même au dispensaire. Elle décrit ainsi sa tâche à la Supérieure Générale: «Il y a deux cents orphelines, parmi lesquelles beaucoup de malades que nous soignons de notre mieux. Les malades du dehors viennent aussi se faire soigner. Si vous voyiez ces malheureux, vous seriez effrayée. On ne peut imaginer leurs plaies, aggravées par le manque d’hygiène. Que je suis heureuse d’avoir appris un peu de tout à Marseille. Je fais mon possible pour les soulager.» 
 
La tâche, en effet, était immense. Une vie de sacrifice, sans répit, acceptée avec une endurance joyeuse. «Sœur Amandine est, par l’âge et la nature, la plus jeune d’entre nous», écrit Marie Hermine. «Elle chante et elle rit tout le jour. Ce n’est pas mal, bien au contraire. La croix d’une missionnaire doit être portée joyeusement.» Les Chinois l’appelaient «La sœur européenne qui rit toujours».
 
Elle passe des nuits et des jours à veiller et soigner Marie de Sainte Nathalie durant sa maladie, et continue le travail habituel auprès des malades, si bien qu’à la fin c’est elle qui tombe gravement atteinte... Il n’y a pas de grands moyens, mais peu à peu sa nature robuste reprend le dessus... Elle retrouve son service. Dans une de ses dernières lettres, Marie-Hermine raconte: «Marie Amandine disait ce matin qu’elle priait Dieu non pas de préserver les martyrs, mais de les fortifier.» Et elle-même, de fait, continuait à préparer ses remèdes en chantant comme toujours. Sa joie faisait l’admiration de ceux qui étaient emprisonnés avec elle.
 
Certainement, elle à qui Dieu avait donné la joie franciscaine, aura chanté jusqu’au bout le "Te Deum", hymne à la louange du Seigneur Dieu, «Bien Total, Bien Unique, Tout Bien», selon la prière de François d’Assise.
                                                              
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