Lunedì 9 Dicembre 2019

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Marie de Saint Just   versione testuale


(Anne Moreau - française - 34 ans)

 
Elle naît le 9 avril 1866 dans le petit village de la Faye,
en Loire-Atlantique. Son père, agriculteur assez
aisé, est connu dans le village pour sa charité,
son aide à ceux qui sont dans le besoin. Anne hérite de ces vertus de famille. Elle est sensible, courageuse, quoique parfois un peu silencieuse, solitaire, et sérieuse. Elle préfère rester avec sa mère que jouer avec les autres enfants, aussi est-elle l’enfant gâtée de la maison.

Encore jeune, elle perd son père et doit prendre la responsabilité de la vente des produits agricoles. Mais déjà, elle sent l’appel à quitter la maison. «Il me semble, confie-t-elle un jour à une cousine qui s’en souviendra, que Dieu me demande de faire quelque chose de grand. Je veux aller en Chine, donner ma vie pour les Chinois.»

Sa mère s’oppose à sa vocation et veut lui voir faire un beau mariage, mais Anne reste ferme. Sans même dire au revoir aux siens, elle part pour le noviciat en 1890. Elle commence sa vie religieuse avec enthousiasme quoique son cœur saigne de la séparation d’avec sa famille. Et puis, survient l’épreuve: elle doute de sa vocation qui ne lui apparaît déjà plus si attirante, et ne sent plus le même zèle apostolique. Le travail simple, sans éclat, qu’on lui demande, lui semble insupportable...

L’avenir lui fait peur, elle souffre de scrupules, doute de la présence de Jésus dans l’Eucharistie... Que faire: abandonner ce chemin? Retourner à la maison? Ce serait si facile. Marie de Saint Just souffre. Elle prie et s’ouvre à Marie de la Passion, sa Supérieure Générale. En toute loyauté elle lui révèle ce qui la torture et lui dit: «Je ne suis rien et je ne le savais pas!»
La parole que Marie de la Passion lui demandera de prier constamment est celle de Jésus: «Père, que ta volonté soit faite, et non la mienne».

Durant plusieurs années, la jeune sœur qui ne connaît pas le cheminement des grands mystiques, continuera à souffrir... Argile pétrie par le potier. Aidée par Marie de la Passion, elle ne reculera pas et apprendra à tenir ferme la croix, de toute sa foi et de toutes ses forces. Peu à peu elle vaincra la tentation et la paix l’habitera au plus profond de son être.

La mort de sa mère ajoute à sa douleur, mais la volonté de Dieu est devenue sa force. A Vanves, elle apprend à utiliser les machines de l’imprimerie, fabrique des chaussures pour les sœurs et accomplit mille autres petits travaux pour aider et soutenir la communauté.
 
Après ses vœux perpétuels, elle est envoyée en Chine. Elle décrit le voyage avec humour, et dès l’arrivée, elle met tous ses talents au service de la communauté et des orphelines. Elle écrit: «Il me semble avoir toujours vécu ici. Je remercie la Vierge que j’ai toujours priée, et c’est une consolation pour moi de vous dire, Mère, que mes épreuves sont terminées.»  Dieu donne la paix à sa missionnaire. Bientôt, elle donnera le témoignage suprême de l’Amour.
 
 
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