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S. Ana avec une Soeur du Cameroun |

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Rencontre de FMM (Bosnie et Slovénie) |
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Témoignage de S.Ana
Slivka, fmm
Je
m’appelle Ana et je viens d’une simple famille
croate. A 14 ans je me suis inscrite au lycée
technique pour devenir géomètre. Etre géomètre
signifie mesurer la terre, les parcelles et en
déterminer les frontières. J’ai aimé cette
profession, mais dans mon cœur j’ai senti un
appel qui m’invitait sans cesse à aller dépasser
les frontières entre les peuples, les races et
les cultures, pour témoigner du Royaume de Dieu
où chaque personne aura la même valeur que les
autres.
Mon
chemin de discernement a été court et clair, et
à 19 ans, après avoir terminé l’école de
géodésie, je suis entrée au postulat. Je crois
profondément que Dieu a guidé chacun de mes pas
et que c’est seulement par sa grâce que je suis
« tombée » chez les FMM.
Avant,
je ne me suis jamais intéressée à la vie
religieuse. J’ai rêvé d’une famille nombreuse.
Très nombreuse ! La seule fois que j’ai fait une
retraite chez les sœurs, c’était à 12 ans, par
obligation (comme préparation à la
confirmation). Je m’abstiens de vous raconter
quelle était mon opinion des sœurs en ce
moment-là. J’ai trouvé qu’elles gaspillaient
leur vie pour rien… Aujourd’hui cela m’amuse de
dire que cette retraite était guidée par les
sœurs FMM. Dieu a vraiment le sens de
l’humour !
Les
années de la formation initiale ont passé très
vite et voilà déjà l’engagement définitif à
l’horizon. Dans mon cœur, il y a beaucoup de
joie et une grande reconnaissance pour les sœurs
que j’ai rencontrées pendant mon cheminement
dans l’Institut. Celles qui m’ont sûrement
marquée pour toute la vie, ce sont les sœurs
libres, enracinées dans le Christ et fortes dans
leur capacité d’aimer.
Eh,
oui ! Être FMM ne signifie pas ne pas aimer, ne
signifie pas être prisonnière passive de mes
vœux (comme je l’ai pensé à 12 ans et comme
beaucoup de gens le pensent encore).
Pendant les huit ans chez les FMM, j’ai beaucoup
grandi. J’ai appris à demander pardon et à
pardonner, à reconnaître que je me suis trompée,
à compter sur mes sœurs, à parler de mes limites
et à respecter celles des autres… Bien sûr,
parfois je suis encore un peu maladroite dans
toutes ces attitudes, mais en regardant l’effort
quotidien de chacune de mes sœurs et en faisant
confiance à l’amour infini et inconditionnel de
Dieu, je retrouve le courage pour avancer sur ce
chemin à la suite du Christ, qui nous invite à
retrouver la beauté et la dignité des enfants
bien-aimés de son Père. |