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Du temps pour les Psaumes |
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Au cours du Carême, huit membres de l’église
St Jean-Baptiste à Ellon, en Ecosse, se sont retrouvés au
couvent fmm. Le groupe, animé par S.Mags Langley, fmm, s’est
réuni pendant une période de trois semaines afin d’explorer
les Psaumes avec l’intention de comprendre leur
signification et leur but, en regardant leur contexte
historique et leur utilisation par l’ancien peuple d’Israël.
Paul Costello écrit : |
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Contexte historique :
Historiquement, les Psaumes sont le livre de cantiques et
de prières de l’ancien peuple d’Israël, écrit par différents auteurs
et composé sur 1000 ans avant le Christ. Ces cantiques et ces
prières ont été réunis et utilisés par le peuple dans le culte, et
finalement inclus dans leurs Ecritures ; Jésus les a connus et y a
fait référence. Les cantiques étaient personnels et nationaux. Les
cantiques personnels présentent les sentiments les plus intimes de
l’homme : louange, action de grâces, adoration, demandes d’aide ou
de miséricorde ; prières pour demander protection, salut et
délivrance, supplications pour le pardon et chants d’action de
grâces pour la protection de Dieu, comme aussi prières du matin et
du soir. Les prières nationales représentent les sentiments et les
besoins collectifs de la nation tout entière.
Il y a des cantiques de remerciement à Dieu pour la victoire (Ps
144) et de demandes de punition pour l’ennemi. Il y a des prières
pour les Israélites exilés à Babylone (Ps 137) ; des prières pour la
sécurité du peuple de Dieu (Ps 125) et pour sa délivrance (Ps 126).
Il y a de longs Psaumes, le Psaume 105 « L’histoire merveilleuse
d’Israël », qui retrace l’histoire de l’ancien peuple d’Israël
depuis Abraham jusqu’à leur départ d’Egypte avec Moïse. Et aussi des
Psaumes courts : le Psaume 117 « Appel à la louange », qui n’a que
cinq lignes.
Contexte moderne :
Et maintenant, aujourd’hui, les chrétiens utilisent pour
prier les mêmes Psaumes, adoptés par eux depuis 1000 ans, et
formant, après Vatican II, partie intégrante de la messe ; ils
expriment les mêmes sentiments de peine, d’action de grâces, de
louange, etc.
Au cours des discussions, nous avons trouvé ce qui
suit :
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L’amour des Psaumes peut être un catalyseur pour explorer
le reste de l’Ecriture.
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Certaines ont trouvé que les Psaumes, plus que toutes les
autres parties de l’Ecriture, ont davantage de sens comme prière
pour la vie quotidienne.
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Les Psaumes s’appliquent encore aujourd’hui à toutes les
éventualités de notre vie moderne : joie, louange, espoir, etc.
Aucun sentiment de notre vie ne leur est étranger, et en même
temps ils restent encore une profonde conversation avec Dieu.
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Nous avons noté les différences entre la Bible de
Jérusalem, la TOB et bien d’autres éditions des Ecritures.
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Nous avons étudié les lignes répétitives (parallélisme) où
le même message se répète dans des lignes consécutives mais de
façon différente. Le Psaume 51 « Miserere » en est un exemple :
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« Purifie-moi avec l’hysope : je serai
net ;
Lave-moi : je serai blanc plus que neige. » |
| Ou le Psaume 135 « Hymne de louange » : |
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« Il donna leur terre en héritage ;
en héritage à Israël son peuple . » |
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On peut chanter les Psaumes, mais aussi les réciter
lentement, s’arrêtant à chaque ligne pour en retirer le
plus possible. Il peut arriver que l’on reste si
longtemps sur une ligne ou un verset qu’on ne puisse pas
achever le psaume.
On nous a demandé si nous voulions écrire notre propre
Psaume, et nous avons été ravies des résultats atteints
par certains – en voici deux. |
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Le premier laisse place à la pensée
Les images d’un désastre se sont déroulées devant
moi,
et j’ai été fâchée avec le Seigneur.
Pourquoi laisses-Tu arriver de telles choses ?
Ces gens étaient pauvres et avaient si peu.
Et pourtant la terre a détruit leurs pauvres maisons,
et balayé leurs maigres récoltes.
Pourquoi doivent-ils souffrir ?
Le Seigneur répondit : « Regarde encore ».
J’ai regardé et vu un docteur, l’air sombre, soignant un blessé.
J’ai vu une femme réconfortant une mère en pleurs.
J’ai vu un homme, jusqu’à mi-corps dans la boue, pousser un rocher
pour sauver un inconnu.
J’ai vu un enfant affamé, prendre de la nourriture donnée par un
autre pays.
« Qu’as-tu vu ? », dit le Seigneur.
Je répondis : j’ai vu miséricorde, compassion, amour et générosité.
Le Seigneur dit : « Tu veux un monde parfait libre de
toutes tribulations et peines, mais dans ce monde-là, où
trouverais-tu les vertus que tu as vues ?
Comment reconnaîtrais-tu l’amour, si tu n’avais jamais rencontré la
haine ?
Comment pourrais-tu crier de joie si tu n’avais jamais connu la
peine, ou montrer de la miséricorde si personne n’en avait
besoin ? »
Les tribulations et les épreuves font partie de la vie de l’homme,
et les dons de l’Esprit sont accordés pour aider cette marche.
Car mes voies ne sont pas vos voies, dit le Seigneur.
J.S. |
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Le
deuxième s’appelle « Projet »
Je suis une cellule, un don de Dieu,
le projet d’une vie humaine.
Ici dans le sein je me forme et me développe,
peut-être un jour serai-je la femme de quelqu’un,
ou infirmière ou médecin, professeur, avocat.
Je pourrais être ce que je veux.
Je suis une cellule, un don de Dieu
maintenant dans un étrange environnement :
une froide éprouvette, des instruments, un microscope ;
ce laboratoire est mon foyer, pas d’espoir,
pas de mère, ni d’avenir, ni de survie,
je suis une cellule dont on dispose pour expérience.
Je suis une cellule, un don de Dieu,
je grandis dans le ventre d’une maman ;
trois mois maintenant, mes bras et ma tête se forment.
Soudain un instrument d’acier attaque mon corps
fragile
et je ne suis plus, pourquoi, pourquoi, demandai-je,
étais-je de couleur ou de sexe ou de moment non désirés, étais-je
malade
ou simplement une autre cellule non désirée, à supprimer?
Je suis une cellule, un don de Dieu,
le projet d’une vie humaine.
Dans un sein qui m’accueille je grandis et me développe
et neuf mois plus tard je suis vivante,
les bras de ma mère m’entourent, je suis en sûreté et aimée.
Je regarde les yeux de maman alors qu’elle remercie Dieu
du don si grand de la vie et de l’amour. J.M.C. |
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Nous avons appris que les Cantiques étaient des chants ou
des vers tirés des prophètes. Isaïe 26, 7 en est un
bon exemple : |
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Seigneur, « la route du juste est
droite,
Tu aplanis le droit chemin du juste. » |
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Nous ne pouvons finalement conclure sans exprimer nos
sincères remerciements à Sœur Mags de nous avoir fait prendre ce
chemin d’exploration, et à toutes les sœurs de leur hospitalité
habituelle.
S.
Kay Brennan, fmm |
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