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En 1887, elle frappe à la porte du noviciat de
France,
proche de son village, qui reçoit la jeune Bretonne dont les yeux bleus révèlent
l’âme transparente jusqu’au fond.
Elle travaille à la ferme, s’occupe des
vaches, fait la lessive... Sa joie naît
de la conviction profonde que «tout est grand pour qui l’accomplit avec
grandeur d’âme». Pour elle deux choses suffisent pour être sainte: être
unie intimement à Dieu, et aimer en accomplissant concrètement les petits
services de chaque jour...
Après le
noviciat, elle est envoyée à Paris où la pauvreté est rude.
Marie de Sainte Nathalie la supporte avec joie. Ses sœurs l’appellent «frère
Léon» en souvenir de Léon, compagnon cher à François d’Assise.
Son premier départ
fut pour Carthage en Afrique du Nord, mais elle tomba
malade et dut revenir en Italie. Peu à peu, elle découvre le secret de la
croix et elle écrit:
...
«Je suis
contente d’avoir à souffrir. Lorsqu’on souffre, on se détache de la terre.
Dieu veut que je l’aime plus que tout, Lui qui a été si généreux pour moi
et m’a fait tant de bien depuis que je suis au monde. »
En mars 1899, elle est destinée à la nouvelle fondation de
Taiyuanfu. Peu après l’arrivée en Chine, sa santé sera une grande préoccupation pour la
communauté. Plusieurs mois au lit avec le typhus. Elle souffre sans arrêt avec
une patience incroyable et finalement recouvre peu à peu quelques forces.
Le travail ne lui manque pas... mais le 9 juillet, avec toutes ses
compagnes,
la jeune Bretonne aux yeux bleus sera décapitée.
« N’ayons pas peur… La mort
c’est seulement Dieu qui passe ». ... avait-elle dit plusieurs fois...
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